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samedi 26 août 2017

Le train fantôme d'août 1944

Raphaël Jimena (Gimena) adhérent à l'association des familles de fusillés, déportés, internés, résistants, patriotes et amis de l'enclave.

A demeuré dans la commune de Visan.

Républicain Espagnol, rentre en France en 1939. Interné au Camp d'Agde. Réquisitionné dans un camp de travail en novembre 1942, où il entre en Résistance. Arrêté, Interné 18 mois environ à la prison Saint Michel à Toulouse, ensuite au camp du Vernet.
Embarqué vers le 15 août direction l'Allemagne à bord du « Train Fantôme », convoi de triste mémoire, blessé dans ce train par l'aviation allié, laissé pour mort à Pierrelatte (Drôme), puis acheminé par des civils patriotes et des résistants à l'hôpital de Buis les Baronnies (Drôme). Avec son bras handicapé, il retrouve la liberté.
Commune de Valréas RÉPUBLIQUE FRANÇAISE (document)
Police Municipale
Rapport concernant le sujet Espagnol GIMENA Raphaël, hospitalisé à Valréas et démuni de pièces d'identité. Nous , Gleyze Ernest, Brigadier de Police à Valréas, conformément aux ordres de Monsieur le Maire, avons interrogé le sujet Espagnol, Gimena Raphaël, totalement démuni de pièces d'identité et avons recueilli la déclaration suivante :
Je me nomme Gimena Raphaël, né le 18 décembre 1911 à Torroc (Espagne), fils de Gimena Salvador et de Loleda Tello, j'exerçais la profession d'ouvrier agricole à Sauzet (Drôme) , lorsque le 12 novembre 1944 la police Française est venue m'arrêter, elle m'a retiré tous mes papiers et m'a conduit à la prison Saint-Michel à Toulouse, de là on m'a dirigé sur le camp de concentration du Vernet où après être resté 14 jours on nous a embarqué par train à destination de l'Allemagne, un avion allié a mitraillé le train dans lequel je me trouvais, je fus atteint de blessure à l'épaule gauche provoquée par une balle de mitrailleuse. Des soins m'ont été donnés par le Docteur Jaume de Pierrelatte, de là je fus conduit à Buis les Baronnies où le Docteur Streussand put m'extraire le projectile. Au bout de 20 jours je revins à Valréas que je n'ai plus quitté. Je suis démuni de pièces d'identité, celle ci étant restées dans les mains de la police.”
Fait à Valréas le vint neuf mars mil neuf cent quarante cinq

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